#4 : "Mr Sch." la sortie de l'album, c'est c'était samedi 7 mars (2008).                     #5 : Sinon, ça va vous?...                     #6 : L'jeune y est viré ! pas plus d'infos pour le moment...                     #7 : L'actualité c'est aussi Mr Sch. de nouveau en studio                     #8 : Snake paufine sa dernière perle ! ...Vite ! Courez acheter du canard WC !                     #9 : Et pis couvrez-vous! Il commence à faire froid dehors alors ressortez vos tricots!                     #1 : Udo und Brigitte, l'album, c'est pour bientôt.        Quand ça ?...        Bientôt on t'a dit !                     #2 : Rick Walégaine, La nouvelle sensation de Loche Végoche prochainement sur ce site !                     #3 : Les BILLY MONTINIES l'album : rien de neuf depuis 6 ans 7 ans.                    
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Disque
Pochette OR13 :: Los PlehmoBbylos :: Santo kai kalor!!!
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artiste : Los PlehmoBbylos
album : Santo kai kalor!!!
réf : OR13
taille : 73.08 Mo

Los PlehmoBbylos

  Album : Santo kai kalor!!!
  Année : 2002 - réf : OR13

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17.Bueno bueno



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Le vent souffle sur la plaine. Un ballot traverse la route. De la poussière monte au loin. Un soleil de plomb s'abat sur les routes brûlantes. Un silence tendu envahit la ville, des fenêtres claquent, et la musique au saloon s'est arrêtée. Les hommes n'ont plus envie de jouer. Pedro Sand Chaise et Ben Dossa sont arrivés. Dans l'air, ça sent la sueur, ça sent la peur, tout ça est trop calme, trop calme pour être vrai. Ca pue les dernières minutes avant l'hécatombe, de celles qui comptent dans la vie d'un homme, de celles qu'on n'oublie pas. Les chevaux hennissent et renâclent, Pedro franchit le premier la porte du saloon ; Ben Dossa le suit. Personne encore ne les a vus, sauf une troupe d'aficionados qui leur sont fidèles depuis leurs débuts, le temps des premières joutes, celui des premières beuveries et des premiers hurlements sauvagement arrachés. Mais tout le monde les connait. La porte grince encore derrière eux, un tic nerveux traverse le visage du barman. Il a déjà la main sur sa Rickenbacker et se tient sur ses gardes. Ce genre de gars, il les connaît, il en a déjà vu pas mal des héros masqués du dimanche soir. Mais ceux-là lui inspirent quelque chose de pas normal, de pas naturel. Pedro envisage l'assistance d'un regard à moitié caché par sa crinière qui lui tombe en large mèches luisantes sur les épaules ; Ben Dossa n'a pas encore relevé sa tête engoncée dans son chapeau. La porte s'est enfin immobilisée, les dernières poussières hésitent dans l'air brulant avant de retomber sur le sol, et s'écrasent dans la saleté du cabaret. Ben Dossa fume sa cigarette, laisse tomber le mégot, crache, et sort de sa cape une bière qu'il décapsule avec les dents. Les doigts se crispent, un des buveurs pousse sa chaise, se lève, et demande à voix haute : « alors, c'est vous les terreurs ? ». Lentement, Ben Dossa relève la tête, tandis que Pedro est déjà prêt à intervenir. C'est la fin de l'après-midi, et rien à ce moment ne semble vouloir décliner. Il regarde le type, boit une gorgée, et lui réplique un « ouais, c'est nous » dédaigneux. Le type répond « c'est ce qu'on va voir ! », et pousse la table du pied, suivi de la salle qui vide littéralement de la pièce chaises et tabourets. Un verre explose en mille morceaux luminescents sur le sol, et c'est aux deux intrigants qu'il revient de jouer leur partition. Pedro Sand Chaise et Ben Dossa sautent sur l'estrade et tirent leurs armes enfouies de sous leurs manteaux : bang bang ! C'est parti, Pedro déploie sa panoplie complète faite de vocalises lyriques et mélodieuses ponctuées d'injonctions à leur idole incontestée Santo. Ben Dossa se déchaîne sur l'assistance en orgasmes organiques délirants, la foule s'emballe, y'a du soleil plein le saloon et Santo arrive, il est là, c'est bon, c'est bon, ça fouette et ça tape, ça swingue et ça s'emballe, ça rock et ça déménage, c'est Pedro Sand Chaise et Ben Dossa, et c'est les Los PlehmoBbylos qui viennent vous décrasser vos oreilles assoupies dans votre salon Cuir Center. Y'a d'la salsa et des maracas, Calexico et sa bande de lopettes sont partis bouffer les pissenlits par la racine, Ennio Morricone regarde tout ça d'un air bienveillant dans le ciel du Far West près du Mexique, Pedro griffe sur sa gratte les derniers chants des coyotes. Ca s'appelle du rock mariachi, mais c'est du jamais entendu, parce que c'est du jamais vu. Le barman lâche sa Rickenbacker, il voit qu'il a affaire à des pros de la musique de cow-boys, du genre de ceux qui ont enterré la country avec un rouleau de PQ au fond d'un chiotte chez David Hasselhoff, du genre de ceux pour qui Santo se bat aux côtés, qu'on peut comparer à Ennio ou Ricky Martin. Ca, c'est du western se dit le barman, ça c'est du rock, du vrai, du genre de celui qu'on n'oublie pas. Il se laisse prendre par les compositions survoltées et bigrement efficaces de Pedro Sand Chaise et Ben Dossa, rappelle les filles, et ressert les bières au public. C'était ça, ce qu'il y avait de pas normal chez eux. C'était les meilleurs. C'était Los PlehmoBbylos.
C'est l'histoire d'une légende.