Snake
Album : Snake's XperienceAutres disques :
A mille lieues des compositeurs à la chaîne qui inondent le top 50, Snake nous livre un album haut en couleur, avec plein de reprises qui nous montrent l'amour qu'il porte aux grands interprètes de ces dernières années tels Indochine mais aussi Julien Clerc et Philippe Lavil. Il nous les chie royalement à la gueule et exécute sa plus belle colique depuis 1981 avec un ensemble de différentes visions du fameux « Purple Haze » d'Hendrix. Un Snake vaut mieux que deux tu l'auras.
Cette artiste productif, ce grand manitou de la chansonnette nous gâte une fois de plus avec un album rempli d'idées plus intéressantes les unes que les autres. Il s'agit là d'un travail de courte et de mauvaise haleine sur la musique. Il est vrai que certains titres nous renvoient aux souvenirs adolescents, et c'est bien là la magie car il y a dans ce disque du « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana ou encore un peu de « Saga Africa » de Yannick Noah.
Festif, nauséabond, bourré de généralités, réduisant un maximum les styles musicaux pour en extraire les stéréotypes les plus communs, Snake défonce toutes les barrières du bon goût. Il est fort tout de même ce Snake !
Il nous régale une nouvelle fois avec ses mélodies pas mélodiques pour un sou. Il s'essaie même aux chansons de remplissage qui, comme leurs noms l'indiquent, se devraient d'être insipides sauf que là, c'est en plus inécoutable.
Comme les plus grands artistes, il joue avec son public, car malgré son côté très populaire, Snake est un musicien avant-gardiste élitiste et hors-modes qui se permet des libertés intolérables.
Un bonheur pour l'esprit, une horreur pour l'oreille.