LAMÖCHE : A TOUT BOUT DE CHANT
Par notre stagiaire envoyé spécialement Jean-Serge MEUNIER
C'est dans sa retraite férinoise que l'interprète de la superbe reprise de Mike Brandt « Laisse moi t'aimer » reçoit notre envoyé spécial. Après un silence radio de plus de 2 ans, il accepte de sortir de l'ombre et soulève un peu de la couette de son mystère…
Olga : Lamöche, Vous êtes un cas à part chez Olga Records. Votre seul et unique morceau est une reprise, Vous n'avez rien produit d'autre en 2 ans, Vous ne faites pas de scène et pourtant, votre statut d'étoile montante de la reprise de chanteurs suicidés n'a jamais pâli. Vous êtes notamment à l'origine du regain d'intérêt pour Mike Brandt sur qui un film est d'ailleurs en préparation, enfin tout ça pour dire : « qu'est-ce que vous foutez depuis 2 ans ? »…
Lamöche : Et bien, je cherche avec Olga de nouvelles reprises, j'étudie les propositions, mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé de projets assez motivants. « Laisse moi t'aimer » était évident. Mike Brandt est pour moi à la musique ce que Tatayet est à l'humour. En plus il était bien fringué et suicidé. Autant dire que cette reprise s'est imposée à moi comme les tables de la loi à Moïse. Mais la suite est moins évidente… Bon il y a toujours dans l'air cette reprise de Dalida, ainsi que celle d'INXS… Mais j'ai besoin de temps, de réflexion, je ne veux pas précipiter les choses d'autant que mes priorités ne sont plus seulement musicales.
J'ai récemment décidé de réussir toutes les parties de Freecell sur mon ordinateur et dans l'ordre! Il y en a 1.000.000 et j'en suis à la 104 pour l'instant. C'est le genre de projet qui vous occupe durant toute une vie. Cela nécessite un énorme travail de tous les instants. Je considère ça comme mon grand œuvre et j'espère avoir assez de temps pour en voir le bout.
Sinon, je m'instruis beaucoup. Je cherche à connaître un maximum de trucs inutiles pour devenir super balaise au Trivial Pursuit et à Questions pour un champion.
O. : Pourriez-vous nous révéler vos influences musicales et nous en dire un peu plus quant à la relation que vous entretenez avec la musique ?
L. : Mon tiercé gagnant restera toujours Toto, Jacob Delafon et Kristopher Kross. Je les écoute depuis tout petit et je n'en suis jamais revenu. Ils font partie de ces gens qui parviennent à concilier l'art et le commercial. C'est très Art Nouveau comme démarche et moi-même je rêve d'une musique accessible à tous comme IKEA.
O. : Où trouvez-vous l'inspiration ?
L. : A la cafétéria Miami pas loin de chez moi, au Flunch... J'aime aussi beaucoup laisser mon esprit vagabonder sur les aires d'autoroute. C'est très stimulant d'y respirer le diesel des poids lourds.
A ce propos, je caresse toujours le rêve de voir enfin édité mon annuaire de toilettes de routiers dans lequel j'ai répertorié tous les numéros de téléphone graffités avec les services proposés.
O. : Qu'est qui a le plus changé en vous dans l'espace de ces 2 années ?
L. : J'ai dernièrement fait une découverte fondamentale : jusqu'ici j'ai toujours cru que les Petits Lu et les Spéculos se dégustaient mous à cause de ma grand mère qui n'en avait que des vieux dans sa boîte à biscuits. Mais même maintenant que je sais que ça se mange sec, je les préfère mous. Vous comprenez : j'ai trop l'habitude.
Sinon j'ai aussi pris la décision de ne plus manger de croque monsieur à la boulangerie !
O. : Un mot sur L'Europe ?
L. : Personnellement, je me sens plus en sécurité sur les autoroutes françaises qu'allemandes.
O. : Dernière question : Qu'aimeriez vous avoir pour épitaphe ?
L. : « When you grow you start to know, when you know you start to grow ». C'est d'Alliance Ethnic. Je trouve cette réflexion vraiment profonde, j'essaie de la méditer tous les jours et j'aimerais profiter de cette page pour lancer ce message : Kamel (membre du groupe susnommé. Ndlr.) ça me plairait beaucoup de chanter en duo avec toi ! J'espère que ce message sera entendu car personne ne peut me dire ce qu'il est devenu…