#9 : Et pis couvrez-vous! Il commence à faire froid dehors alors ressortez vos tricots!                     #1 : Udo und Brigitte, l'album, c'est pour bientôt.        Quand ça ?...        Bientôt on t'a dit !                     #2 : Rick Walégaine, La nouvelle sensation de Loche Végoche prochainement sur ce site !                     #3 : Les BILLY MONTINIES l'album : rien de neuf depuis 6 ans 7 ans.                     #4 : "Mr Sch." la sortie de l'album, c'est c'était samedi 7 mars (2008).                     #5 : Sinon, ça va vous?...                     #6 : L'jeune y est viré ! pas plus d'infos pour le moment...                     #7 : L'actualité c'est aussi Mr Sch. de nouveau en studio                     #8 : Snake paufine sa dernière perle ! ...Vite ! Courez acheter du canard WC !                    
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ON THE ROAD AGAIN

Par notre stagiaire envoyé spécialement Jean-Serge MEUNIER

C’est dans un juke-joint crasseux du fin fond de Dublin Mississippi que notre envoyé spécial Jean-Serge Meunier a retrouvé Snake pour se boire quelques bonnes Budweiser bien fraîches en écoutant du bon gros R’N’B des années 80, enchaîner les parties de billards et accessoirement nous livrer une p’tite interview à l’américaine.

Olga : Snake, voilà 3 ans que vous vous êtes exilé aux States, qu'est-ce que vous foutez là-bas ?

Snake : Rien, je fais chanter des petits Noirs dans un ghetto louisianais, et à vrai dire, j’en fous pas une ramée, j’écoute de la country, je porte des santiags et des chapeaux texans, je peux me promener librement avec un flingue dans la poche, je peux bouffer des burgers à un dollar et conduire un pick-up avec six roues parce que l’essence elle est pas chère. Alors tout cela fait que j’aime les States. Le whisky est pas cher non plus, on s’en met des rudes pour pas cher, c’est ça les states, la vie pas chère, la vie la vraie. Après, le reste je m’en claque pas mal, les Américains, ils font ce qu’ils veulent dans le monde, c’est pas mon problème, si ils veulent faire la guerre là ou là-bas, l’important étant que mon moi se porte bien, et il se porte bien. Je regrette la bonne bière de France et le fromage bien fait, mais en France, y a pas de country à la radio

O. : Quel est votre avis sur la musique américaine et que comptez-vous en ramener ?

S : J'aime la musique américaine, seulement celle du Texas et du Tennessee, celle que chante Eddie Mitchell, avec guitares molles et paroles bien senties (« yesterday I bought you a new chevrolet and this morning, you discovered it in the garageeeeeee »). Je compte en ramener des cassettes à mes copains et pis surtout je m’en inspire à fond. Chanter un peu plus l’amour et les cadeaux qu’on fait à des femmes, surtout les cadeaux chers, ils aiment bien dire des trucs comme ça dans la country. Sinon, le reste, je m’en fous, j’suis pas là pour découvrir des trucs non plus. J’avale ce qu’on me donne, point barre.

O. : On dit que vous avez plein de projets dans vos tiroirs ? Qu'en est-il de votre prochain album ?

S : Ahh ouais, notamment du skat comme projet, un album de deux heures de skat non-stop, performance unique au monde, me tuer les cordes vocales devant un micro pour chier un truc pas pensable, c’est un truc qui me chauffe. Sinon, j’aimerais faire un album de reprises de chanteurs francais que je kiffe, genre Voulzy, peut-être en forme de duos Taratata. Le prochain album a mis du temps à être mis sur galette, pourtant il avait été fait à la va-vite. La prod' est devenue sourcilleuse, et pourtant, je fais toujours la même daube. Celui-là, il a l’air maxi-chiant, tip-top lourd je dirais même. Mais je m’en branle aussi, comme de tout, de toutes façons. Ben Dossa l’a produit généreusement, car lui, il croit à mon avenir dans le monde brutal du show business. Peut-être une percée américaine, Olga devenir une major… Qui sait ?

O. : Des rumeurs courent quant à votre départ de chez Olga Records pour une maison de disque plus de votre envergure… (on parle des DISQUES RITA MUSIQUE ET APERO. ndlr) Pouvez-vous nous en dire plus ?

S : J'y ai pensé, car Olga me faisait tourner le caca aigre dans la marronne. Ouais on va le faire, t’inquiètes c’est en chantier, mais au fond, ils voulaient pas y toucher, et je les comprends, car il faut mixer, donc écouter les morceaux, vingt secondes, passe encore mais j’avoue que moi-même plus de trois minutes, ça me rend nerveux et méprisant envers moi-même. Je pensais un moment créer une maison de disques où tout serait bâclé, tout fait à la va-vite et où on boirait des ricards préparés par les soins de ma mère qui sait faire des ricards bien tapés, car chez Olga, du ricard, nenni. J’aurais voulu produire tout ce qui braillait, en faire du mal cuit et du sous-brouillon, j’ai peur qu’un jour, chez Olga, on arrête de produire de la chiotte mal faite, ce qui serait tragique pour ma carrière.

O. : Vous êtes loin depuis 2 ans. Quelles relations entretenez-vous avec les artistes Olga ? On se souvient de votre apparition lors du concert évènement de Bernard Thomas à Brunémont…

S : Bin certains viennent me visiter, on s'écrit un peu, mais nos liens sont forts. On s’écoute, on se voit quand je viens en France. Je vois Trashing quand je passe à Paris, je traîne au studio Olga pour voir la machine tourner, je picole encore avec Darty Pascal et je suis toujours heureux de voir les stars du cru, surtout de les entendre. Je reste un fan de DJ Raf car lui, il a rien à dire dans ses chansons et pourtant y a plein de mots. Y a du génie là-dessous. Je suis même envieux. Je suis toujours très proche de Raymond Charles qui m’aide et me soutient sur tous mes albums, on est toujours en featuring, il vient me voir en Amérique et on fait de belles choses ensemble. Après, j’ai vécu un long moment avec Ben Dossa, on a écumé les honky-tonks et les bars à longs couteaux, bagarres, billards, bowling et whisky à gogo. J’ai vu aussi Bernard Thomas à Ferriday, sur les traces de Jerry Lee Lewis, il essayait de se taper une fat mama noire dans un cinéma abandonné, il a eu du mal à me reconnaître, il était marave au crack. Il y eut aussi Lamöche. Lamöche dont on n’entend pas assez la musique. D’ailleurs, je lance un appel à Lamöche : chante biloute, t’es le meilleur.

O. : Un dernier mot à nos lecteurs qui vous écoutent…

S : Je vous fais plein de bécots à tertous, la production est lente et ce qui viendra sera toujours aussi pénible, je compte salir les oreilles de tout le monde pendant des décennies. Kiss from Ferriday.